Mistral gagnant et roudoudou
Renaud chante dans "les mistral gagnants", la nostalgie de son enfance heureuse et insouciante.
Il raconte à sa fille comment, quand il était "minot", il piquait les bonbecs fabuleux à ses yeux, au marchand.
Les "mistral gagnants" étaient des petits sachets remplis de poudre acidulée que l'on aspirait à l'aide d'une paille.
On les appelait aussi "biberine" ou peut être était-ce un nom donné par les enfants ?
Ceux qui ont vécu les années soixante ont certainement connu les "roudoudou" et autres bonbons d'autrefois, vendus au détail.
Ils se souviendront également des petits caramels à un centime et des délicieuses guimauves si tendres (portant une grosse bague en plastique). La guimauve, la vraie, fabriquée à partir de la plante, est introuvable aujourd’hui, malheureusement remplacée par les insipides "chamallow".
Bonbons violette et berlingot : http://www.violette-berlingot.com/
On trouvait aussi des bonbons « pas très bons » pour la santé comme ces sucettes peintes de colorant rouge qui nous servait de maquillage. Leur milieu était composé d’un sucre très vert au goût de chlorophylle ; la hantise de ma mère. Je me souviens très bien qu’elle me disait que ces colorants étaient des poisons mais je les trouvais délicieuses. J’ai aussi le souvenir (le goût me vient presque à la bouche) de sucettes appelées régalettes aux parfums de fruits. Elles se ramollissaient et on les étirait comme du chewing gum. On les retrouve un peu dans les bonbons "régalad" de Kréma. Peut-être était-ce le même fabricant car, en plus du goût, les noms se ressemblent !
D’autres sont toujours là comme les « carambar » et les « malabar » (qui ont perdu la moitié de leur poids). Les boules de coco, elles, n’ont pas beaucoup changé puisque la recette se borne à de la meringue enrobée de poudre de noix de coco.
Combien d’argent de poche avons-nous dépensé dans ce que l’on appelait les « baraques à bonbons » toujours bien situées, devant les écoles !
Quelques francs…


