Dimanche 1er mars…
C’est la fête des grands-mères. En voila une autre, la fête des mères ne suffisait pas on en ajoute une couche. Puisqu’automatiquement les grands-mères ont été des mères, on se demande pourquoi ajouter une fête. Ce n’est pas la peine de chercher bien loin ni de vous faire un dessin, tout le monde a compris que le commerce est la cause de toutes ces fêtes ridicules, les mères, les pères, les grands-mères, bientôt les grands-pères (en octobre), les oncles, les tantes, les cousins, les cousines, les voisins, les secrétaires, les concierges, les professeurs, les étudiants, les enfants, les chats, les chiens, on peut en trouver encore beaucoup. On ne sait plus quoi faire pour nous inciter à fêter n’importe quoi !
J’adore les fleurs mais je ne veux surtout pas que l’on m’offre de muguet le 1er mai et lorsque je serai partie vers ailleurs, j’ai averti mon entourage ; pas de fleurs ! (et pas de curé, non plus). Je préfère qu’on me les offre de mon vivant et pour rien, après, ce ne sera plus la peine. Les gens se sentent obligés de suivre le mouvement pour ne pas se sentir en marge du troupeau, ils culpabilisent s’ils ne font pas comme tout le monde. C’est tout juste si on ne nous dit pas « tenez-vous bien, c’est la fête de la saint glinglin, aujourd’hui, n’oubliez surtout pas d’offrir ceci ou cela », les autres jours, on s’en tape. Mais bientôt, il n’y aura plus d’autres jours, le calendrier sera saturé de fêtes de « n’importe quoi » ou de « tout est bon pour faire du fric ».
Je ne dis pas qu’il ne faut pas offrir de cadeau ni de fleurs (j'adore faire des cadeaux) mais seulement lorsque l’on en a envie, sans raison particulière, pour remercier, pour une invitation ou pour le plaisir…
Pères et mères, grands-pères et grands-mères et tous ceux qu'on aime, on pense à vous sans attendre que ce soit votre fête !